Figurants.com https://figurants.com/ castings figurants : Casting cinéma, Casting chant, casting télé Fri, 02 Jan 2026 08:47:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://figurants.com/wp-content/uploads/2024/04/favicon-figurants-1-150x150.png Figurants.com https://figurants.com/ 32 32 2026 : L’année de ceux qui font le cinéma https://figurants.com/2026-lannee-de-ceux-qui-font-le-cinema/ https://figurants.com/2026-lannee-de-ceux-qui-font-le-cinema/#respond Fri, 02 Jan 2026 08:47:54 +0000 https://figurants.com/?p=282244
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On dit souvent que le cinéma est un miroir. Un reflet de ce que nous sommes, de ce que nous traversons, de ce que nous espérons. Et si 2025 nous a parfois secoués, si le monde a continué de grincer sur ses gonds, nous sommes toujours là. Debout. Ensemble.

À tous les figurants, à toutes les figurantes, à vous qui peuplez les arrière-plans et donnez vie aux décors, à vous qui attendez des heures sous la pluie pour trois secondes à l’écran, à vous qui croyez encore à la magie d’un plateau : bonne année. Vraiment. Du fond du cœur.

La France a cette capacité étrange de se relever. Toujours. On la croit à genoux, elle se redresse. On la pense divisée, elle se retrouve autour d’une table, d’un film, d’une chanson. Le cinéma français, lui aussi, a traversé des tempêtes. Des grèves, des crises, des mutations profondes. Et pourtant, les caméras tournent. Les projecteurs s’allument. Les histoires continuent de s’écrire.

Une communauté, une famille

Nous sommes une communauté. Le mot peut sembler galvaudé à force d’être utilisé partout, mais il garde ici tout son sens. Une communauté, c’est des gens qui ne se ressemblent pas forcément, qui ne pensent pas pareil, qui viennent d’horizons différents, mais qui partagent quelque chose de commun. Pour nous, c’est l’amour du septième art. C’est ce frisson quand le premier assistant crie “Silence plateau !”. C’est cette fierté, même minuscule, de participer à quelque chose de plus grand que soi.

Aimer, c’est aussi accepter les différences. C’est accueillir sur un plateau le jeune étudiant qui fait ses premières armes et le retraité qui vit sa passion. C’est respecter celui qui fait ça pour l’argent et celui qui le fait pour le rêve. C’est comprendre que chacun a ses raisons, son histoire, ses combats. La tolérance, la vraie, ce n’est pas tout accepter les yeux fermés. C’est savoir écouter, c’est essayer de comprendre, même quand on n’est pas d’accord.

« Tolérer ne veut pas dire se taire. Respecter les autres ne signifie pas se renier soi-même. »

Mais ne vous y trompez pas : il y a des valeurs non négociables. La dignité. L’honnêteté. Le professionnalisme. Le respect du travail des autres. On peut être ouvert d’esprit et avoir des convictions. On peut aimer tout le monde et refuser l’inacceptable. Ce n’est pas contradictoire, c’est humain.

2026 : un plateau encore vide

2026 s’ouvre devant nous comme un plateau encore vide. Tout reste à construire, à imaginer, à tourner. Il y aura des castings, des journées épuisantes, des attentes interminables, des moments de doute. Mais il y aura aussi des rencontres, des rires dans les loges, des souvenirs qui resteront. Il y aura la fierté de se voir, même une demi-seconde, dans une série qu’on aime. Il y aura la joie simple de faire partie de l’aventure.

Alors courage. À vous qui doutez de votre place, vous l’avez. À vous qui pensez que ça ne mène nulle part, détrompez-vous : chaque expérience compte, chaque plateau vous apprend quelque chose. À vous qui vous demandez si ça vaut le coup, la réponse est oui. Parce que le cinéma, c’est la vie en plus intense. Et la vie, ça vaut toujours le coup.

Cette année, soyons fiers de ce que nous sommes. Figurants, oui. Mais indispensables. Sans nous, les rues seraient vides, les restaurants déserts, les foules inexistantes. Sans nous, le cinéma ne serait qu’un dialogue entre deux personnes dans un monde fantôme.

Bonne année 2026 à toute la communauté de Figurants.com

Que cette année vous apporte des castings, des aventures, et surtout, de belles histoires à vivre et à raconter.

On se retrouve sur les plateaux. 🎬

— L’équipe de Figurants.com

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Silence Plateau https://figurants.com/silence-plateau/ https://figurants.com/silence-plateau/#respond Tue, 16 Dec 2025 08:21:36 +0000 https://figurants.com/?p=278085
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Silence Plateau

Pourquoi le cinéma retient son souffle — et pourquoi c’est à nous de réécrire le scénario

Vous l’avez senti. Ce calme étrange. Les annonces de casting qui se raréfient, les téléphones qui sonnent moins, les plateaux qui semblent hiberner en pleine saison. Cette année, le cinéma français et international marque une pause. Une pause inhabituelle, presque brutale.

On pourrait invoquer l’économie, les grèves passées dont les ondes de choc se font encore sentir, ou les restructurations des plateformes de streaming. Mais ce silence est plus profond. Il est le miroir d’un monde lui-même en quête de repères.

Une époque d’incertitudes

Le cinéma n’a jamais été une bulle hermétique. Il est l’éponge de la société. Et aujourd’hui, cette éponge est gorgée d’incertitudes. Si les productions hésitent, c’est parce que l’air du temps est à la prudence.

Regardons autour de nous. Le contexte mondial est instable, l’avenir semble flou, et chacun ressent cette tension diffuse. Dans ces moments-là, il est humain de se replier, de se protéger, parfois de se méfier. C’est un réflexe naturel face à l’inconnu.

Mais ce réflexe a un coût : il nous isole. Et l’isolement, à la longue, pèse sur tout le monde — y compris sur la création.

Ne pas devenir le cliché de soi-même

En tant que figurants, comédiens, silhouettes, nous savons ce qu’est un « cliché ». On nous demande souvent d’incarner le passant pressé, le policier sévère ou le touriste égaré. C’est notre métier de servir l’image.

Mais le danger, c’est de laisser ces clichés contaminer notre propre vie.

Le plus grand piège actuel, c’est de se laisser enfermer dans une case. Combien d’entre nous finissent par croire ce que les autres — les médias, l’entourage, les réseaux sociaux — disent qu’ils sont ?

« Je n’ai pas fait d’études, donc je ne peux pas réussir. »
« Je viens de tel milieu, donc je suis limité. »
« À mon âge, c’est trop tard. »

C’est ce qu’on appelle la prophétie auto-réalisatrice. Si vous acceptez l’étiquette qu’on vous colle, vous finirez par lui ressembler. Ne faites pas ce cadeau à ceux qui vous sous-estiment.

Vous n’êtes pas votre CV, votre code postal ou votre passé. Vous êtes ce que vous décidez d’être, maintenant.

Revenir à l’essentiel

Alors, que faire pendant ce « silence plateau » ? Attendre que ça passe ?

Non.

C’est peut-être le moment de revenir à l’essentiel. De prendre soin de soi. D’écouter ce que l’on veut vraiment, au-delà du bruit ambiant. La réalité n’est pas une fatalité qui nous tombe dessus. Elle se construit, jour après jour, par nos choix et notre état d’esprit.

Chaque fois que nous cédons à la peur, nous nourrissons un monde anxieux. Chaque fois que nous choisissons la confiance — en nous, en la vie — nous ouvrons une porte.

Oser s’aimer soi-même, c’est le premier acte de résistance. Car celui qui s’accepte n’a plus besoin de se comparer, de jalouser, ni de craindre l’autre.

Action !

Le cinéma va repartir. Les caméras vont tourner à nouveau. Mais d’ici là, ne soyez pas des figurants passifs de votre propre vie.

Soyez les acteurs principaux de votre histoire.

Refusez de vous laisser définir par vos difficultés. Cultivez ce qui vous rend unique. Et souvenez-vous : dans un monde où tout semble nous séparer, choisir la bienveillance — envers soi-même et envers les autres — est un acte de courage.

C’est nous qui écrivons la suite.
Faisons-en une belle histoire.

— L’équipe Figurants.com

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Quand Netflix refuse de laisser grandir ses enfants https://figurants.com/quand-netflix-refuse-de-laisser-grandir-ses-enfants/ https://figurants.com/quand-netflix-refuse-de-laisser-grandir-ses-enfants/#respond Fri, 05 Dec 2025 08:06:48 +0000 https://figurants.com/?p=275077
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Par la Rédaction | Décembre 2025

Quand Netflix refuse de laisser grandir ses enfants

Stranger Things Saison 5 - Le casting
Stranger Things Saison 5 – Le casting original, neuf ans après la première saison. © Netflix 2025

Le rideau est tombé sur Hawkins. La saison 5 de Stranger Things est disponible et, si l’émotion des adieux est présente, elle laisse un arrière-goût étrange, presque gênant. Le verdict est sans appel : le « suspension of disbelief » – cette fameuse suspension de l’incrédulité – a volé en éclats. Pas à cause des monstres ou de l’Upside Down, mais à cause d’un choix artistique incompréhensible : avoir figé le temps alors que les corps, eux, ont changé.

Le flagrant délit d’anachronisme physique

C’est le choc visuel de cette ultime saison. D’un côté, nous avons des acteurs – Millie Bobby Brown, Finn Wolfhard, Noah Schnapp et les autres – qui sont désormais de jeunes adultes accomplis de 21 ou 22 ans. De l’autre, un scénario qui s’obstine à les maintenir dans une bulle temporelle bloquée à l’automne 1987, censés incarner des lycéens de 16 ans.

Le contraste avec la saison 1 (2016) est cruel. Hier : ils avaient 12 ans, des voix fluettes et des visages d’enfants. L’époque (1983) collait à leur peau. Aujourd’hui : ce sont des hommes et des femmes, avec des carrures d’adultes, que la production tente désespérément de camoufler sous des vêtements aux motifs « enfantins » et des attitudes de collégiens attardés.

La costumière Amy Parris a elle-même reconnu le défi au magazine TIME : « Ces jeunes ont bien l’air d’avoir la petite vingtaine. Les motifs donnent un style enfantin et les rayures font plus jeune… » L’aveu est accablant. On habille des adultes comme des enfants pour maintenir une illusion que plus personne ne peut croire.

Le syndrome du BMX : une erreur de direction artistique

L’image la plus douloureuse de cette saison restera sans doute celle de ces gaillards d’1m80 pédalant, genoux contre le guidon, sur des petits vélos cross dans les rues d’Hawkins. Le site AlloCiné pose d’ailleurs la question que tout le monde se pose : « Comment croire encore à ces gamins sur leurs BMX qui sauvent le monde avec leurs talkie-walkies ? »

C’est une erreur fondamentale de direction artistique. À cet âge réel et avec ces physionomies, on ne joue plus aux aventuriers en vélo, talkie-walkie à la main. On conduit. On passe le permis. On traîne dans des parkings. Le refus de l’évolution est total :

  • Mêmes maisons, mêmes décors – Aucune évolution sociologique du cadre.
  • Mêmes codes vestimentaires figés – Voir des adultes porter la coupe au bol de Will Byers ou les brushings « sages » de Mike en 1987 relève de la caricature assumée.
  • Comportements figés – Les interactions restent celles de collégiens, créant un décalage immense avec la maturité physique des comédiens.

« Le vieillissement des ados héros et les désormais vagues marqueurs temporels nuisent à l’immersion. J’ai eu à plusieurs reprises des difficultés à situer l’époque où se déroulaient les événements. 1986 ? 1987 ? 1990 ? »

— FulguroPop

Le rendez-vous manqué des années 90

La frustration est d’autant plus grande que la porte de sortie était évidente. Cette saison 5 aurait dû être celle du saut dans le temps. Pourquoi ne pas avoir propulsé l’intrigue en 1990 ou 1991 ?

Cela aurait tout réglé :

  • Crédibilité – Les acteurs auraient enfin pu jouer leur âge réel : des étudiants, de jeunes actifs entrant dans la vie adulte.
  • Renouveau visuel – Au lieu de saturer l’écran de la même nostalgie 80s usée jusqu’à la corde, nous aurions découvert la transition vers le style grunge, les chemises à carreaux, les premières voitures personnelles.
  • Cohérence narrative – Trois ans et demi entre la saison 4 et la saison 5 dans le monde réel, mais seulement 18 mois dans la fiction ? Le compte n’y est pas.

La défense des Duffer : un argument qui ne tient pas

Face aux critiques, les frères Duffer se défendent. Matt Duffer a déclaré à Variety : « On voit beaucoup de gens qui se plaignent que les acteurs ont l’air bien plus vieux. Moi, ça ne me dérange pas du tout. La plupart ont 21 ou 22 ans, le même âge qu’avaient Natalia Dyer et Charlie Heaton quand ils jouaient des lycéens dans la saison 1. »

L’argument est fallacieux. Dyer et Heaton incarnaient des personnages de 17-18 ans, des terminales. L’écart était de 2-3 ans, acceptable. Aujourd’hui, on demande à des adultes de 21-22 ans de jouer des ados de 16 ans – soit un écart de 5 à 6 ans – et surtout, on leur demande de se comporter comme des collégiens découvrant la vie. Joe Keery, 33 ans, incarne Steve Harrington, censé avoir 21 ans. L’écart de 12 ans devient grotesque.

Un cas d’école pour l’industrie du casting

Pour nous, professionnels du casting et de la figuration, Stranger Things saison 5 est un cas d’école de ce qu’il ne faut pas faire. La série illustre les dangers d’un casting d’enfants pour une production longue sans anticiper leur croissance.

Les solutions existaient pourtant :

  • Le time-skip assumé – Comme l’a fait Harry Potter en respectant le vieillissement naturel de ses acteurs sur 10 ans de tournage.
  • Le recast partiel – Audacieux mais honnête envers le public.
  • L’adaptation du scénario – Faire évoluer les personnages avec leurs interprètes, plutôt que de les figer artificiellement.

Le verdict

Stranger Things se termine sur une note fausse. En refusant de laisser ses personnages grandir aussi vite que ses acteurs, la série nous a offert un spectacle d’adultes jouant à la dinette dans un décor de maison de poupées. Une fin en demi-teinte pour une série qui, ironiquement, a eu peur de l’avenir.

Le plus cruel dans cette histoire ? Les acteurs eux-mêmes semblent conscients du problème. Noah Schnapp a confié à Entertainment Weekly avoir pleuré en regardant les épisodes 5 et 6. On veut croire que c’est l’émotion des adieux – mais peut-être aussi la conscience d’une occasion manquée.

Rendez-vous le 26 décembre pour le Volume 2, et le 1er janvier 2026 pour l’épisode final. Nous verrons si Netflix parvient à sauver les meubles. Mais le mal est fait : la magie de Hawkins s’est brisée sur l’écueil du réel.

Notre note

2,5/5

« Une fin qui refuse de grandir »

La Rédaction de Figurants.com

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RÉUSSIR DANS LE CASTING : LE CHEMIN DE L’INTÉGRITÉ https://figurants.com/reussir-dans-le-casting-le-chemin-de-lintegrite/ https://figurants.com/reussir-dans-le-casting-le-chemin-de-lintegrite/#respond Fri, 14 Nov 2025 09:12:16 +0000 https://figurants.com/?p=268032
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La vérité que personne ne veut entendre

Dans le monde du casting et de la figuration, on vous racontera mille histoires. Des raccourcis miraculeux, des contacts magiques, des combines pour « passer devant tout le monde ». Laissez-moi vous dire la vérité : tout cela est du mensonge.

Le succès dans ce métier ne se construit pas en écrasant les autres. Il ne se construit pas en trichant, en mentant sur son CV, ou en courtisant les directeurs de casting comme si votre dignité n’avait aucune valeur. Le succès se construit dans l’ombre, nuit après nuit, audition après audition, refus après refus.

Si vous entrez dans le casting pour l’argent, vous avez déjà perdu. Les premiers mois, les premières années parfois, vous gagnerez peu. Vous refuserez peut-être des opportunités mieux payées ailleurs. C’est le prix de la passion.

Ceux qui réussissent vraiment ne courent pas après les cachets. Ils courent après l’excellence. Après la perfection de leur craft. Après la vérité de leur jeu. L’argent vient ensuite, naturellement, comme une conséquence du travail bien fait.

Omar Sy n’est pas devenu Omar Sy en calculant combien il gagnerait par jour de tournage. Il l’est devenu en travaillant son jeu, encore et encore, en restant lui-même, authentique, intègre.

Le respect de soi et des autres  : votre plus grande force

Sur un plateau, dans une salle d’attente de casting, lors d’un essayage costume, votre attitude dit tout de vous avant même que vous n’ouvriez la bouche.

  • Respectez les assistants. Ils sont souvent plus importants que les réalisateurs.
  • Respectez les autres figurants. Ils sont vos collègues, pas vos concurrents.
  • Respectez les horaires. Votre ponctualité est votre signature.
  • Respectez les consignes. Elles ne sont pas négociables.
  • Respectez-vous vous-même. Ne faites jamais rien qui vous fasse honte.

Les directeurs de casting se souviennent. Pas forcément de votre visage après une seule audition. Mais ils se souviennent toujours de celui qui a été irrespectueux, arrogant, ou malhonnête.

L’authenticité comme arme absolue : Ne jouez pas un rôle dans la vie. Soyez vous-même, toujours.

Les castings cherchent de l’authenticité, de la vérité. Si vous passez votre temps à singer ce que vous croyez qu’ils attendent, vous serez transparent, oubliable. Si vous amenez votre vérité, votre univers, votre sensibilité unique, vous devenez inoubliable.

Vincent Cassel n’essaie pas d’être quelqu’un d’autre. Isabelle Huppert n’essaie pas de plaire à tout le monde. Ils sont eux-mêmes, entièrement, sans compromis.

C’est terrifiant d’être soi-même. C’est aussi la seule chose qui fonctionne.

Et puis, il y a aussi ces  nuits blanches que personne ne vois. Derrière chaque acteur que vous admirez, il y a des centaines de nuits blanches. Des textes répétés jusqu’à l’épuisement. Des scènes travaillées devant un miroir à 3h du matin. Des cours pris après une journée de travail épuisante. Des sacrifices invisibles.

Il n’y a pas de talent inné. Il y a du travail acharné déguisé en talent naturel. Seul les imbéciles penseront que c’est facile, en vous regardant. Regarder un violoniste professionnel  et se dire, c’est facile, j’ai juste à poser mes doigts sur les cordes, demain je serais son remplaçant, avec tellement de facilité. La vie est injuste, pourquoi ne suis-je pas celui sur le podium ?

Quand vous voyez quelqu’un « réussir du jour au lendemain », vous ne voyez pas les dix ans de préparation dans l’ombre. Vous ne voyez pas les refus, les humiliations, les moments où ils ont failli tout abandonner.

Le succès n’est pas un sprint. C’est un marathon dans le noir, où vous êtes le seul à savoir si vous trichez ou non. Et croyez le ou non, la vie est une comédie, une grande mise en scène. Et le metteur en scène vous observe, dans vos choix, bons ou mauvais. Vous rendrez des comptes un jour ou l’autre quand le spectacle sera terminé. 

Dans ce métier, vous serez testé. On vous proposera peut-être des raccourcis douteux. On vous demandera peut-être de compromettre vos valeurs pour une opportunité. Ne le faites jamais.

Votre moralité est votre bien le plus précieux. Une fois perdue, vous ne la retrouverez jamais. Et le succès construit sur de mauvaises bases s’effondre toujours, tôt ou tard.

Les gens intègres attirent les opportunités intègres. Les productions sérieuses, les réalisateurs respectueux, les projets qui comptent vraiment. Vous construisez votre réputation jour après jour, choix après choix.

Le message final

Tous ceux qui vous disent que vous pouvez réussir facilement, rapidement, sans effort, sont des menteurs.

Ceux qui vous disent qu’il faut écraser les autres pour monter, sont des menteurs.

Ceux qui vous disent que l’argent et les contacts sont tout ce qui compte, sont des menteurs.

La vérité ?

Le succès dans le casting vient du travail. De l’intégrité. Du respect. De l’authenticité. De la moralité. Des nuits blanches que personne ne voit. De la persévérance quand tout semble perdu. Des sacrifices aussi.

C’est long. C’est dur. C’est parfois injuste.

Mais quand vous y arrivez en restant vous-même, en respectant les autres, en gardant votre dignité intacte, ce succès-là ne peut jamais vous être enlevé.


Le casting n’est pas une compétition contre les autres. C’est une compétition contre vous-même. Soyez meilleur qu’hier. Soyez intègre. Soyez vous-même. Le reste suivra.

— L’équipe Figurants.com

 

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Dossier : Peut-on se faire un book pro sans se faire plumer ? Oui — mode d’emploi et mise en garde https://figurants.com/dossier-peut-on-se-faire-un-book-pro-sans-se-faire-plumer-oui-mode-demploi-et-mise-en-garde/ https://figurants.com/dossier-peut-on-se-faire-un-book-pro-sans-se-faire-plumer-oui-mode-demploi-et-mise-en-garde/#respond Fri, 03 Oct 2025 09:13:09 +0000 https://figurants.com/?p=253002
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De nombreuses écoles et agences proposent aujourd’hui des « packs » comprenant book photo, bande-démo, coaching et autres services payants. Avant de sortir la carte bancaire : sachez qu’un book de qualité se réalise à la maison ou avec des prestataires indépendants pour une fraction du prix, et que certaines pratiques commerciales autour des « packs obligatoires » méritent prudence. Voici comment faire, quoi refuser, et comment repérer les offres douteuses — sans cri d’alarme, mais avec bon sens.

 

1) Ce qu’on vous vend réellement (et pourquoi ça peut coûter cher)

Les prestataires du secteur proposent aujourd’hui des offres « complètes » : séance photo professionnelle, retouches numériques, montage de bande-démo, sessions de coaching, mise en relation avec des directeurs de casting, inscription sur des plateformes de casting en ligne. Sur le papier, ces prestations présentent une valeur certaine. Dans les faits, elles ne sont pas toutes indispensables pour démarrer une carrière — loin de là.

Le coût élevé de ces formules provient généralement de trois facteurs : l’agrégation de multiples services dans un même « pack », la mise en avant commerciale d’une solution clé en main, et la promesse implicite d’un accès privilégié au milieu professionnel. Or, la plupart de ces prestations peuvent être obtenues séparément, souvent pour une fraction du prix annoncé, et sans engagement contractuel sur plusieurs années.

Un book photo de qualité professionnelle peut être réalisé pour 150 à 300 euros par un photographe indépendant. Une bande-démo montée par un monteur freelance coûte entre 100 et 250 euros. Le coaching, lui, relève davantage de la formation continue et devrait être choisi librement, selon les besoins réels de l’artiste.

Certaines structures ajoutent à ces services une dimension « d’accès au marché » — promesse de diffusion du profil auprès de professionnels, promesse de placement sur des agences artistiques, visibilité sur des plateformes spécialisées. Cette promesse, rarement contractualisée avec des garanties de résultat, constitue pourtant l’argument commercial principal. Elle justifie, aux yeux du vendeur, un tarif qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros, ce qui est impensable quand on a pas un rond et qu’on commence, en province ou à Paris.

Le vrai coût d’opportunité. Au-delà du prix affiché, il faut considérer ce qu’on ne vous dit pas : ces packs ne garantissent aucune embauche, aucun rôle, aucun contrat avec aucune agence (ils ont leurs propres circuits de repérage) . Ils ne constituent pas un diplôme reconnu, ne remplacent pas une formation théâtrale solide (cours FLORENT) , et n’ouvrent pas automatiquement les portes des castings, voir les ferment. Dans un secteur où le bouche-à-oreille, le réseau personnel et le talent brut restent les principaux vecteurs de réussite, l’investissement massif dans un pack commercial peut s’avérer économiquement inefficace — surtout pour un débutant qui ignore encore s’il poursuivra cette voie.

La question n’est donc pas de savoir si ces prestations ont une valeur, mais si leur agrégation en formule payante unique constitue le meilleur investissement pour un artiste en devenir. Spoiler : la réponse est presque toujours non.

 

2) Ce qui est absolument inutile pour commencer :

Payer un pack « obligatoire » pour pouvoir être présenté à une agence :  Aucun directeur de casting ou agence sérieuse n’exige qu’un comédien ait acheté un service spécifique pour être auditionné. Si une structure vous fait miroiter l’achat d’un pack payant pour avoir une garantie de placement sur un film ou une agence, il s’agit d’une pratique commerciale discutable, potentiellement contraire aux règles de la profession. Les castings légitimes sont ouverts sur CV, book et bande-démo — peu importe leur provenance, tout est vu et regardé.

Un book de comédien n’est pas un portfolio de mannequin. Il suffit de quelques images nettes, bien éclairées, montrant le visage sous différents angles (portrait de face, profil, trois-quarts) et une photo en plan américain. Multiplier les shootings à 500 euros pièce n’apporte aucune valeur ajoutée aux yeux d’un directeur de casting, qui cherche avant tout à voir qui vous êtes, pas à juger votre capacité à poser. 

Une self-tape bien montée, d’une durée de 30 à 60 secondes, suffit amplement pour postuler à la plupart des castings. Les directeurs de casting privilégient la justesse du jeu, la clarté du cadrage et du son — pas la sophistication du montage, la qualité de l’image ou autres sophistications inutiles et couteuses.

Investir massivement dans une bande-démo avant même d’avoir décroché ses premiers rôles revient en plus à mettre la charrue avant les bœufs.

 

3) Ce que vous pouvez très bien faire vous-même (budget mini)

Contrairement à ce que certains discours commerciaux laissent entendre, produire un book et une bande-démo de qualité correcte ne requiert ni expertise technique pointue ni budget conséquent. Voici comment procéder et spoiler, il vous suffit d’un simple téléphone mobile et d’un peu de jugeote : 

Photos: Un ami disposant d’un bon smartphone, une fenêtre offrant une lumière naturelle douce (fin de matinée, début d’après-midi), quelques tenues sobres et un arrière-plan neutre (mur blanc, rideau uni) suffisent. Réalisez 5 à 10 photos de base : portrait de face, profil, trois-quarts, plan américain. Évitez les poses sophistiquées, les filtres Instagram et les retouches excessives. Les directeurs de casting cherchent à voir votre visage tel qu’il est. Pour les retouches simples (recadrage, ajustement de luminosité), des outils gratuits comme Photopea, GIMP ou même l’éditeur intégré de votre smartphone feront largement l’affaire.

Self-tape / bande-démo :  Filmez une scène courte, 30 à 60 secondes maximum, issue d’un texte que vous maîtrisez. Cadrage fixe (trépied de smartphone à 15 euros), arrière-plan neutre, lumière homogène. Le son doit être clair : un micro-cravate à petit prix (20 à 40 euros) ou un smartphone tenu à proximité suffisent. Montez ensuite avec des outils gratuits comme iMovie (Mac/iOS), DaVinci Resolve (PC/Mac) ou CapCut. L’objectif n’est pas de produire un chef-d’œuvre technique, mais de montrer que vous savez jouer, cadrer correctement et livrer un fichier exploitable.

CV & profil :  Rédigez un CV sobre, sans adjectifs superflus ni formules marketing. Indiquez votre taille, votre corpulence, vos langues parlées, vos compétences particulières (chant, danse, sports, permis de conduire, etc.). Hébergez vos vidéos sur Vimeo ou YouTube en mode privé ou non listé, puis intégrez les liens dans votre CV et sur vos profils en ligne (e-talenta, Figurants.com, Spotlight, etc.). Ne payez pas pour qu’un tiers le fasse à votre place.

Réseau & candidatures. Postulez massivement, mais intelligemment. Soignez le texte d’accompagnement : court, professionnel, personnalisé. Gardez une trace de vos envois et des réponses obtenues. Le réseau se construit par la régularité, la présence sur les tournages, les stages de jeu — la persévérance. 

CE NE SERA JAMAIS DU TOUT CUIT OU DU SANS EFFORTS : SI ON VOUS PROMET CELA, C’EST UN GROS RED FLAG

Bilan : avec moins de 200 euros et quelques heures de travail, vous disposez d’un kit complet pour démarcher. Tout le reste relève de la formation continue, du talent et de la persévérance — aucun pack commercial ne peut vous les vendre.

 

4) Signaux d’alerte chez un prestataire / une école

Aucun de ces indicateurs ne constitue, à lui seul, une preuve de malveillance. En revanche, leur accumulation doit vous inciter à la prudence. Voici ce qu’il convient de repérer avant de signer quoi que ce soit.

On vous présente une option comme “obligatoire” pour être référencé ou visible, ou avoir accès à une étape suivante de la formation :  Posez-vous la question : s’agit-il d’une prestation nécessaire ou d’une barrière commerciale déguisée ? Dans la plupart des cas, les directeurs de casting travaillent avec des profils hébergés sur des plateformes ouvertes ou directement via CV et bande-démo envoyés par e-mail.

Des promesses de placements garantis ou de visibilité automatique auprès de professionnels. Phrases du type : “Nous vous plaçons sur des tournages”, “Accès direct aux grands studios”, “Votre profil sera vu par 500 directeurs de casting”. Ces affirmations doivent être documentées. Demandez des preuves concrètes : contrats signés avec des productions, liste des partenaires, témoignages vérifiables. Si la structure esquive ou répond par des généralités, méfiance. Aucun intermédiaire sérieux ne peut garantir un emploi artistique — il peut seulement offrir une visibilité, et encore, à condition que celle-ci soit réelle.

Une pression à l’achat immédiat. Techniques classiques : “L’offre expire ce soir”, “Plus que trois places disponibles”, “Tarif exceptionnel valable uniquement aujourd’hui”. ” Vous êtes le talent unique que nous cherchions”, Cette urgence artificielle vise à court-circuiter votre réflexion. Un prestataire légitime vous laisse le temps de comparer, de consulter les avis, de réfléchir. Si on vous pousse à signer dans l’instant, prenez du recul.

Des frais cachés qui apparaissent après inscription. Coûts de “mise en ligne”, “frais de dossier”, “abonnement annuel obligatoire” non mentionnés au départ. Tout doit être indiqué clairement avant engagement. Si des frais supplémentaires surgissent en cours de route, vous êtes en droit de refuser et de demander l’annulation du contrat sans pénalité.

L’accès difficile aux conditions générales de vente (CGV) et au droit de rétractation. Tout prestataire doit rendre ses CGV accessibles, lisibles, et mentionner explicitement le délai de rétractation (14 jours pour une vente à distance en France). Si ces documents sont absents, noyés dans un jargon incompréhensible ou cachés au fond d’un PDF, passez votre chemin. La transparence contractuelle n’est pas une option — c’est une obligation légale.

Des tarifs manifestement supérieurs au marché sans justification claire. Un book photo à 1 500 euros, une bande-démo à 3 000 euros, un coaching à 800 euros la session : avant de payer, renseignez-vous. Contactez des photographes indépendants, des monteurs freelance, des coaches reconnus. Comparez. Si l’écart de prix est important et que la structure ne peut expliquer cette différence autrement que par des promesses vagues (“qualité premium”, “réseau exclusif”), vous êtes probablement face à une surfacturation.

Si vous constatez un ou plusieurs de ces signaux, ralentissez. Il ne s’agit pas de crier au scandale, mais d’exercer votre discernement. Prenez le temps de lire, de poser des questions, de consulter des avis extérieurs. Dans le doute, abstenez-vous.

 

5) Apprendre à jouer la comédie en ligne ? Une impasse pédagogique

Certaines structures proposent aujourd’hui des formations de comédien entièrement à distance : modules vidéo préenregistrés, exercices à réaliser seul face à sa webcam, retours différés par e-mail ou visioconférence. Sur le papier, la formule séduit : flexibilité horaire, pas de déplacement, tarifs parfois attractifs. Dans les faits, elle contredit les fondements mêmes de l’apprentissage du jeu.

Le théâtre est un art du présent, du corps et du regard partagé. Jouer, ce n’est pas réciter un texte devant un écran. C’est habiter un espace, sentir la présence d’un partenaire à quelques centimètres, capter l’attention d’un public, ajuster son intensité en fonction d’un silence ou d’un rire dans la salle. C’est éprouver physiquement la tension d’une scène, la fatigue d’une répétition, la vulnérabilité d’être observé — en direct, sans filet, sans possibilité de couper ou de recommencer.

Apprendre la comédie devant son smartphone, c’est comme apprendre le violon sans violon. On peut étudier le solfège, regarder des vidéos de concerts, lire des traités sur la technique de l’archet. Mais tant qu’on n’a pas l’instrument entre les mains, tant qu’on ne produit pas de son, tant qu’on ne sent pas la résistance des cordes sous les doigts, on ne fait pas de musique. Pour le jeu, c’est exactement pareil. On peut mémoriser des méthodes, visionner des masterclasses, enregistrer des self-tapes. Mais tant qu’on ne joue pas devant quelqu’un — un professeur, un partenaire, un public —, on ne fait que simuler l’acte théâtral. Le regard de l’autre est le feedback fondamental du comédien. C’est dans l’œil du spectateur, dans le silence qui suit une réplique, dans le souffle retenu d’une salle ou dans l’attention flottante d’un camarade de jeu qu’on mesure si ce qu’on fait fonctionne. Ce retour est immédiat, sensoriel, irremplaçable. Un commentaire écrit trois jours après l’envoi d’une vidéo n’a ni la même précision ni la même force pédagogique. Il manque l’instant, la présence, l’ajustement en temps réel.

La pression du plateau est une école à part entière. Monter sur scène, c’est accepter d’être vu sous tous les angles, de ne pouvoir se cacher, de devoir assumer ses choix de jeu sans possibilité de retouche. Cette exposition, inconfortable au début, forge le comédien. Elle oblige à travailler la concentration, la gestion du trac, la capacité à rebondir en cas d’oubli ou d’imprévu. Aucune formation en ligne ne peut reproduire cette expérience. On ne peut pas apprendre à nager sans entrer dans l’eau. Le corps, oublié derrière l’écran. Jouer en visio, c’est souvent jouer assis, cadré buste, avec un micro qui capte la voix mais pas le souffle, un écran qui montre le visage mais pas la posture, l’ancrage, le déplacement dans l’espace. Or le jeu du comédien engage le corps entier : la démarche, la gestuelle, l’occupation de l’espace, la relation physique au partenaire. Réduire l’apprentissage du jeu à un plan poitrine filmé depuis une chambre, c’est amputer l’acteur de la moitié de ses outils. Le travail collectif, pilier de la formation. On n’apprend pas seul à jouer. On apprend en regardant les autres, en répétant avec eux, en ajustant son jeu au leur, en échouant ensemble, en construisant une scène à plusieurs. Les cours en présentiel offrent cet espace d’émulation, de contradiction, de générosité. Un atelier en ligne, où chacun joue dans son coin avant d’envoyer sa vidéo, supprime cette dimension collective — et perd, ce faisant, l’essentiel.

Alors, aucune utilité au numérique dans la formation ? Si, bien sûr. Visionner des captations de spectacles, étudier des scènes de films, enregistrer ses répétitions pour les analyser ensuite, suivre des conférences d’intervenants lointains : tout cela a du sens. Le numérique est un complément précieux.

Mais il ne peut en aucun cas se substituer à la salle de répétition, au plateau, au face-à-face avec un professeur ou un public.

Si une structure vous vend une formation de comédien entièrement en ligne, sans jamais prévoir de travail en présentiel, fuyez. Ce n’est pas de la pédagogie théâtrale, c’est du e-learning appliqué à un domaine qui s’y refuse. Vous pouvez payer moins cher, gagner du temps sur les trajets, cocher des modules sur une plateforme. Mais vous n’apprendrez pas à jouer. Vous apprendrez, au mieux, à parler de jeu — ce qui n’est pas du tout la même chose.

 

6) Message à garder en tête pour les jeunes acteurs / figurants

Un bon profil démarre avant tout par la fréquence des candidatures et la qualité du choix d’annonces, non par la sophistication d’un book. Les directeurs de casting cherchent des comédiens capables de jouer, pas des portfolios dignes d’un magazine de mode.

La beauté d’un book ou d’une bande-démo coûteuse n’est pas un passage obligé. Ce qui compte : la clarté de l’image, la justesse du jeu, la régularité des envois, la présence aux auditions. Le reste — réseautage, formation continue, expérience sur les plateaux — se construit progressivement, souvent gratuitement, toujours en lien direct avec le terrain.

 

— Conseil pratique

Avant de payer un pack onéreux dans une formation de comédie ou dans la création du book photo ou d’une bande démo, posez-vous trois questions simples.

Première question : Ai-je reçu une facture détaillée, ligne par ligne, indiquant clairement le prix de chaque prestation (photo, montage, coaching, hébergement) ? Si le prestataire refuse de ventiler les coûts ou noie l’information dans un jargon commercial, méfiance.

Deuxième question : Ces options sont-elles réellement indispensables pour débuter ? Comparez avec ce qui se pratique sur le marché : contactez deux ou trois photographes indépendants, demandez des devis à des monteurs freelance, renseignez-vous auprès de comédiens en activité. Si l’écart de prix est considérable sans justification technique claire, vous êtes probablement face à une surfacturation.

Troisième question : Ai-je consulté l’avis d’un professionnel extérieur — un comédien établi, un directeur de casting, un professeur de théâtre — sur la pertinence de cet investissement ? Un regard neutre, non intéressé commercialement, peut vous éviter une erreur coûteuse.

N’acceptez pas qu’on vous vende l’espoir à prix d’or. Votre talent, votre travail et votre réseau vaudront toujours plus que n’importe quel pack commercial. Gardez votre argent pour ce qui compte : la formation, l’autonomie, la présence sur le terrain. Le reste se construit — gratuitement, progressivement, solidement.

 

 

@JEANO, assisté de #Claude

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The Conjuring: Last Rites — un dernier frisson pour les Warren https://figurants.com/the-conjuring-last-rites-un-dernier-frisson-pour-les-warren/ https://figurants.com/the-conjuring-last-rites-un-dernier-frisson-pour-les-warren/#respond Thu, 11 Sep 2025 07:48:32 +0000 https://figurants.com/?p=245190
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La saga horrifique la plus célèbre de la dernière décennie revient en salles avec The Conjuring: Last Rites. Présenté comme le dernier chapitre consacré aux époux Warren, le film, sorti début septembre 2025, suscite déjà débats et comparaisons.

Un retour très attendu

Depuis 2013, la franchise Conjuring s’est imposée comme une référence moderne du cinéma d’épouvante, multipliant suites, spin-off et un véritable “Conjuring-verse” qui a marqué toute une génération de spectateurs. Ce nouvel épisode, réalisé par Michael Chaves, s’annonce comme une conclusion : Vera Farmiga et Patrick Wilson reprennent leurs rôles d’Ed et Lorraine Warren, confrontés cette fois à l’une des affaires les plus troubles de leur carrière, inspirée du fameux “Smurl haunting” en Pennsylvanie.

Le film s’inscrit dans une logique de clôture : “dernier rite” pour les Warren, mais pas forcément pour la franchise, qui devrait continuer sa route du côté des séries télévisées. La production promettait une ultime enquête où l’horreur se mêle davantage à l’émotion, en resserrant l’histoire autour du couple mythique. De quoi donner à ce volet une dimension presque testamentaire.

Les premiers retours critiques confirment cette dualité. Beaucoup saluent la performance du duo central, jugée plus intense que jamais, ainsi que certaines séquences de terreur d’une efficacité redoutable. D’autres reprochent cependant une intrigue trop balisée et des effets de peur parfois convenus. Sur Rotten Tomatoes, le film se stabilise autour de 60–65 %, signe d’un accueil mitigé mais solide pour un dernier épisode d’une saga déjà culte.

Un démarrage qui rassure

Côté box-office, Last Rites s’impose sans difficulté : dès sa sortie, il signe un départ remarqué, battant plusieurs records locaux, notamment en Inde où il devance Final Destination: Bloodlines. Un indicateur fort, qui montre que, malgré l’usure d’une formule, le public reste fidèle à la marque Conjuring.

S’il fallait une raison de retourner voir The Conjuring une dernière fois, ce serait pour retrouver Vera Farmiga et Patrick Wilson. Les deux acteurs, fidèles au poste depuis le début, livrent une prestation habitée. Leur complicité à l’écran continue d’ancrer l’histoire dans une dimension émotionnelle forte, donnant au film un souffle qui dépasse le simple registre de la peur. C’est là que Michael Chaves réussit son pari : replacer le lien des Warren au cœur du récit.

Sur le plan de la mise en scène, Last Rites n’invente rien, mais exploite habilement les codes qui ont fait le succès de la franchise. Jeux d’ombre, silences étouffants, apparitions brusques : l’arsenal est connu, mais il fonctionne encore. Certaines séquences, notamment autour de la maison hantée des Smurl, parviennent à recréer cette atmosphère suffocante qui colle à la peau du spectateur. Les amateurs d’angoisse y trouveront de quoi frissonner.

Mais derrière ces qualités se cache un problème récurrent : la prévisibilité. Le film suit un schéma narratif familier, avec des rebondissements que l’on devine bien avant qu’ils ne surviennent. Les critiques pointent également un déséquilibre entre horreur et mélodrame, certains passages s’attardant trop longuement sur l’intime, au risque de casser le rythme. Plus solide que The Devil Made Me Do It (2021), certes, mais loin de la puissance glaçante des deux premiers volets, qui avaient marqué le genre par leur audace.

Présenté comme le dernier film consacré aux Warren, The Conjuring: Last Rites referme une décennie d’horreur populaire. Mais l’univers, lui, n’a sans doute pas dit son dernier mot.

Une conclusion respectable mais pas définitive

En choisissant de resserrer son intrigue autour d’Ed et Lorraine, la saga offre un adieu qui se veut intime et respectueux de ses personnages. Le film ne révolutionne pas le genre, mais il propose une fin cohérente à une histoire débutée en 2013. Pour de nombreux spectateurs, ce chapitre final ressemble à une lettre d’adieu plus qu’à un coup d’éclat : il rassure, mais ne marque pas les mémoires comme un sommet du cinéma d’horreur.

Si les Warren tirent leur révérence sur grand écran, Warner et New Line n’ont pas l’intention d’enterrer le “Conjuring-verse”. Une série dérivée est déjà en préparation pour HBO/Max, et d’autres spin-off pourraient voir le jour. L’univers reste donc ouvert, mais son avenir passera sans doute par un renouvellement des codes et une modernisation des thématiques, faute de quoi la mécanique risque de s’user encore davantage.

The Conjuring: Last Rites n’est pas le meilleur épisode de la franchise, mais il en constitue une conclusion logique. Les fans de longue date apprécieront l’émotion du dernier combat des Warren, tandis que les critiques rappelleront que la saga s’essouffle. Quoi qu’il en soit, la série reste l’une des plus influentes du cinéma d’horreur contemporain, et sa transition vers la télévision sera à surveiller de près.

@JEANO

 

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Intelligence artificielle et cinéma, faut-il avoir peur ? https://figurants.com/intelligence-artificielle-et-cinema-faut-il-avoir-peur/ https://figurants.com/intelligence-artificielle-et-cinema-faut-il-avoir-peur/#respond Fri, 08 Aug 2025 08:26:32 +0000 https://figurants.com/?p=229986
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Du manuscrit à Gutenberg, la démocratisation

Pendant des siècles, l’écrit a été un privilège réservé à une élite : les manuscrits, copiés à la main par des moines ou des scribes, demandaient un temps colossal et un savoir-faire rare. Chaque ouvrage était unique, fragile et coûteux. La transmission des connaissances et des histoires restait confinée à un cercle restreint — aristocratie, clergé, érudits. Puis, au milieu du XVe siècle, Johannes Gutenberg révolutionne ce système avec l’imprimerie à caractères mobiles. En rendant possible la reproduction rapide, fidèle et bon marché des textes, il déclenche une explosion de la diffusion des savoirs. Ce qui était rare devient accessible, l’information circule, et l’accès à la culture se démocratise.

Le cinéma a suivi un chemin similaire. À ses débuts, au tournant du XXe siècle, il nécessitait de lourdes caméras, des pellicules coûteuses, et une logistique importante. Les premiers films étaient l’apanage de grands studios ou de mécènes fortunés. Peu à peu, les avancées techniques — caméras plus légères, pellicules moins chères, puis révolution du numérique — ont abaissé les barrières. Dans les années 1960, l’arrivée de caméras portatives comme l’Arriflex a permis aux cinéastes de sortir des studios et de filmer dans la rue, au plus près du réel. Plus tard, les caméras DV, puis les appareils photo reflex capables de filmer en haute définition, ont mis l’outil cinématographique entre les mains de créateurs indépendants, étudiants, voire amateurs éclairés.

Aujourd’hui, un simple smartphone peut produire une image digne d’une projection en salle, et les plateformes en ligne offrent une vitrine mondiale. Tout comme l’imprimerie a permis à chacun de devenir auteur, la technologie actuelle permet à chacun de devenir réalisateur. Cette démocratisation bouleverse la hiérarchie traditionnelle du cinéma : les spectateurs peuvent aussi être créateurs, les récits locaux ou marginaux peuvent rivaliser en visibilité avec les productions des grands studios. Mais elle pose aussi une question centrale, déjà soulevée à l’époque de Gutenberg : comment distinguer la qualité dans un océan de production facilité par la technique ?

Du muet au parlant

À ses débuts, le cinéma était un art purement visuel. Les acteurs du muet, de Buster Keaton à Louise Brooks, exprimaient tout par le geste, le regard, la gestuelle exagérée, soutenus par la musique jouée en direct dans les salles. Le silence était trompeur : derrière lui, un langage universel, accessible à toutes les cultures, se déployait. Les films muets voyageaient sans barrière linguistique, et chaque spectateur, qu’il soit à Paris ou à Tokyo, recevait la même émotion.

L’arrivée du parlant à la fin des années 1920, avec “The Jazz Singer” (1927) comme symbole, fut un séisme. Les techniques de prise de son imposaient des contraintes inédites : caméras figées pour éviter le bruit, microphones cachés, acteurs obligés d’adapter leur diction. Certains comédiens adulés perdirent leur statut, leur voix ou leur accent ne correspondant pas à l’image qu’on avait d’eux. Charlie Chaplin lui-même, méfiant, résista au parlant, craignant que la poésie universelle du muet ne disparaisse au profit d’un réalisme prosaïque.

Mais cette révolution ouvrit aussi des horizons immenses. Les dialogues enrichirent la narration et permirent de développer des genres inédits comme la comédie musicale, qui explosa dans les années 1930 avec Busby Berkeley et ses chorégraphies spectaculaires. Le doublage et le sous-titrage rendirent possible l’exportation des films parlants, bien que la magie du muet ait laissé place à une forme d’« accent » cinématographique propre à chaque pays.

Le son devint un outil narratif à part entière : bruitages immersifs, ambiances sonores qui renforcent la tension, silences calculés pour accentuer l’émotion. On ne se contenta plus de montrer : on pouvait désormais faire entendre l’invisible. Cette mutation, qui fit peur à ses débuts, s’imposa comme un tournant fondamental, transformant le cinéma en une expérience audiovisuelle complète — exactement comme l’intelligence artificielle aujourd’hui bouscule les codes, forçant les artistes à réinventer leur manière de créer.

Quand les effets pratiques ont été remplacés par les CGI

Pendant des décennies, la magie du cinéma reposait sur l’ingéniosité des effets pratiques. Maquettes minutieusement construites, matte paintings peints à la main, maquillages complexes, animatroniques, explosions réelles orchestrées avec précision… Ces techniques demandaient un savoir-faire artisanal considérable et impliquaient souvent des équipes entières dédiées à la mécanique, à la sculpture, à la pyrotechnie. Elles offraient une matérialité que la caméra captait directement, donnant à l’image un poids et une texture naturelle.

L’arrivée des images de synthèse (CGI – Computer Generated Imagery) à la fin des années 1980 et au début des années 1990 a bouleversé cette approche. Des films comme “Terminator 2: Judgment Day” (1991) ou surtout “Jurassic Park” (1993) ont prouvé que le numérique pouvait créer l’illusion de créatures vivantes ou d’environnements entiers, avec un réalisme inatteignable jusque-là. Du jour au lendemain, les possibilités sont devenues quasi infinies : mondes fantastiques, paysages extraterrestres, destructions cataclysmiques… tout pouvait être imaginé et mis en image sans contraintes physiques.

Cependant, cette nouvelle liberté s’accompagnait d’un risque : celui de perdre le lien tangible avec le réel. Les CGI mal intégrés ou trop abondants peuvent paraître artificiels, détachés de la gravité du monde physique. C’est pourquoi, encore aujourd’hui, les plus grands réalisateurs – de Christopher Nolan à Denis Villeneuve – continuent de combiner effets numériques et effets pratiques. Dans “Mad Max: Fury Road”, par exemple, la majorité des cascades et explosions sont réelles, les CGI venant seulement les compléter ou les sécuriser.

Ce mariage entre artisanat et numérique illustre un principe clé : la technologie est un outil, pas une finalité. Un animatronique bien éclairé ou un décor miniature peut transmettre une émotion viscérale que le tout-numérique peine parfois à reproduire. Les CGI, lorsqu’ils servent la mise en scène plutôt que de l’éclipser, permettent d’amplifier cette magie. Comme l’arrivée du parlant ou l’invention de l’imprimerie, leur adoption a d’abord suscité la crainte d’une perte d’authenticité… avant de s’imposer comme un langage supplémentaire au service du cinéma.

L’artisanat — pourquoi on écoute encore du disque vinyle 33T

À l’ère du streaming instantané, où des millions de titres sont accessibles en quelques secondes, le vinyle 33 tours pourrait sembler relégué au rang de relique. Pourtant, il connaît depuis une dizaine d’années un véritable renouveau. Les ventes repartent à la hausse, les labels rééditent des albums cultes, et même certains artistes contemporains choisissent de publier leurs créations sur ce support. Ce retour ne relève pas d’une simple mode rétro : il traduit un besoin profond d’authenticité et de lien tangible avec l’œuvre.

Le vinyle offre une expérience physique et sensorielle que le numérique ne peut imiter. On le sort de sa pochette, on découvre la grande couverture illustrée, on pose délicatement l’aiguille sur la surface noire, et un crépitement chaleureux précède les premières notes. Ce rituel participe du plaisir d’écoute, en invitant à ralentir, à prêter attention. La musique n’est plus un simple flux sonore en arrière-plan : elle redevient un moment choisi, concentré, presque cérémoniel.

Sur le plan technique, le vinyle restitue une chaleur et une profondeur dans le son que certains auditeurs jugent plus organiques que le numérique compressé. Les imperfections, loin d’être un défaut, font partie du charme : elles rappellent que derrière chaque enregistrement, il y a des instruments, des voix, un espace acoustique réel.

Ce rapport au support se retrouve dans d’autres domaines artistiques, notamment au cinéma. Filmer sur pellicule, utiliser une caméra Super 16 ou 35 mm, préférer des décors réels aux fonds verts : autant de choix qui relèvent de l’artisanat et qui enrichissent la texture de l’image. Comme pour le vinyle, ces techniques demandent du temps, du savoir-faire, et produisent un résultat souvent plus intemporel.

En définitive, le vinyle illustre un principe fondamental : la valeur d’une œuvre ne se mesure pas seulement à sa performance technique, mais aussi à l’expérience qu’elle procure. Dans un monde où l’IA et les outils numériques gagnent du terrain, l’artisanat – qu’il soit sonore ou visuel – reste un repère, une source d’émotion brute et de connexion humaine.

Au final, tout est complémentaire — l’IA comme outil de travail

Le court-métrage Cinematic Promised Land: A Warning for Creatives in AI, disponible sur YouTube, met en garde contre un futur où l’intelligence artificielle occuperait une place centrale dans la création audiovisuelle. On y voit l’IA non pas comme une menace immédiate, mais comme une force de transformation profonde, capable de bousculer les repères esthétiques, économiques et culturels. Le message est clair : utilisée sans discernement, cette technologie peut uniformiser les récits, diluer la singularité des voix artistiques, voire court-circuiter des métiers entiers.

Pourtant, l’histoire de l’art montre que chaque révolution technique — de l’imprimerie à la photographie, du cinéma parlant aux CGI — a d’abord suscité la peur, avant de s’intégrer comme un outil supplémentaire. L’IA suit cette même logique : elle ne doit pas se substituer à la vision humaine, mais l’amplifier. Comme l’écriture est passée de la plume à l’ordinateur sans effacer la littérature, comme les effets numériques n’ont pas fait disparaître les maquettistes, l’IA peut s’inscrire dans une continuité plutôt que dans une rupture.

Ses atouts sont indéniables. L’IA peut générer rapidement des concepts visuels, tester des variations de scénario, automatiser des tâches chronophages comme le rotoscoping ou le nettoyage d’images, et même simuler des environnements entiers pour prévisualiser un tournage. Elle permet d’explorer des pistes créatives impossibles auparavant faute de moyens ou de temps. Mais ces outils ne produisent pas, à eux seuls, la profondeur émotionnelle qui fait la force d’un film : celle-ci naît toujours d’une intention, d’un point de vue, d’une sensibilité humaine.

Le véritable enjeu n’est donc pas de résister à l’IA, mais de l’apprivoiser. L’intégrer consciemment dans le processus créatif, comme un collaborateur technique, plutôt qu’un substitut. Car l’émotion, l’ambiguïté, le non-dit, la part d’imprévu qui font vibrer le spectateur, restent du domaine de l’humain.

En définitive, l’IA est un outil parmi d’autres dans l’arsenal du cinéma. Tout comme le vinyle cohabite avec le streaming, la pellicule avec le numérique, ou la maquette avec le rendu 3D, elle peut enrichir l’art plutôt que le dénaturer — à condition que les créateurs gardent la main sur l’essentiel : raconter des histoires qui résonnent profondément chez ceux qui les écoutent et les regardent.

@JEANO

 

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Superman (2025) : Une Déception Majeure pour les Fans ? https://figurants.com/superman-2025-une-deception-majeure-pour-les-fans/ https://figurants.com/superman-2025-une-deception-majeure-pour-les-fans/#respond Fri, 11 Jul 2025 10:40:47 +0000 https://figurants.com/?p=218382
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Superman (2025) : Le Nouveau Film qui Divise Déjà les Fans

 

Le très attendu film Superman de 2025, marquant le renouveau de l’icône de DC sous la houlette de James Gunn, semble déjà faire couler beaucoup d’encre. Alors que la sortie approche, les premières réactions sont loin d’être unanimes, certains critiques n’hésitant pas à qualifier le long-métrage de véritable “cauchemar” cinématographique, le plaçant même d’emblée parmi les “pires films de l’année”. Mais qu’est-ce qui suscite une telle discorde autour du Superman de James Gunn ?

Il semblerait que la patte de James Gunn, reconnaissable à son humour décalé et parfois irrévérencieux, ne convienne pas à tous pour l’homme d’acier. Certains reprochent un manque de sérieux, une vulgarité jugée excessive, et une tendance à tourner en dérision le matériel source, ce qui pourrait déplaire aux puristes de l’univers de Superman. Mais la surprise majeure vient du public visé. Contre toute attente, le film est perçu comme s’adressant principalement à une audience très jeune. Des voix s’élèvent pour décrire le film comme une œuvre “pour bébés”, regrettant un virage enfantin qui s’éloignerait des interprétations plus matures du genre super-héroïque. Est-ce le signe d’une nouvelle ère pour les films DC, ou une simplification excessive de l’un des héros les plus emblématiques ?

Le cœur de la discorde réside également dans l’écriture du film. Le scénario de Superman 2025 est vivement critiqué, jugé simpliste et manquant de profondeur. Quant aux dialogues, ils seraient non seulement didactiques, mais aussi parmi les moins inspirés jamais entendus pour une production de cette envergure. Cette faiblesse narrative pourrait-elle compromettre l’immersion des spectateurs ?

La direction d’acteurs est un autre point sensible. Les performances sont décrites comme excessives, voire caricaturales, avec un surjeu généralisé. La prestation de Nicolas Hoult en Lex Luthor est particulièrement pointée du doigt. Côté visuels, malgré quelques éclairs de génie dans les scènes d’action, l’intégration de Superman en CGI serait parfois trop visible, ce qui, paradoxalement, diminuerait la tension et le réalisme. La cinématographie elle-même est jugée “plate”, évoquant davantage une série télévisée qu’un blockbuster cinématographique.

Le personnage de Krypto le Super-chien, pourtant un ajout charmant sur le papier, semblerait devenir une source d’agacement pour certains spectateurs. Son utilisation excessive, le transformant en une sorte de “deus ex machina” constant, pourrait nuire à l’équilibre du récit et devenir redondant.

Les regrets s’accumulent quant au traitement de Clark Kent, jugé insuffisamment développé, et à l’absence de moments véritablement emblématiques pour le personnage de Superman. La performance de David Corenswet en Superman, malgré l’enthousiasme initial de certains, est décrite comme “nulle” et “neutre” par d’autres, manquant de l’aura et du charisme attendus. Enfin, la décision de rebooter l’univers DC et d’effacer les précédentes incarnations est au cœur des débats. Beaucoup s’interrogent sur la pertinence d’un tel redémarrage, suggérant qu’une coexistence des différentes visions aurait pu être plus bénéfique pour les fans.

Alors, Superman (2025) sera-t-il le film qui relancera l’univers DC avec brio, ou une déception majeure qui alimentera encore plus les critiques ? Les avis sont partagés, et seul l’avenir nous dira si ce nouveau chapitre tiendra ses promesses.

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Quand les étoiles s’alignent : la magie fragile des grandes épopées https://figurants.com/quand-les-etoiles-salignent-la-magie-fragile-des-grandes-epopees/ https://figurants.com/quand-les-etoiles-salignent-la-magie-fragile-des-grandes-epopees/#respond Thu, 03 Jul 2025 07:25:06 +0000 https://figurants.com/?p=213798
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L’univers du cinéma ne cesse de se renouveler, offrant chaque saison son lot de surprises, de révélations et de nouveautés prometteuses. Que l’on soit passionné par les adaptations littéraires, les franchises cultes ou les superproductions ambitieuses, cette rentrée s’annonce particulièrement riche et captivante. Entre bandes-annonces très attendues, retours emblématiques d’acteurs phares et premières images inédites, les professionnels du septième art mettent tout en œuvre pour susciter l’engouement du public et des cinéphiles du monde entier. Dans ce contexte, les trailers diffusés jouent un rôle crucial, en dévoilant un aperçu à la fois intrigant et alléchant des univers visuels et narratifs qui nous attendent sur grand écran. De la magie poétique de “Cat in the Hat” aux révélations sur la saga “Fast & Furious” avec Vin Diesel, en passant par l’univers iconique de Superman et la Justice League ou encore le thriller ambitieux “Hail Mary” porté par Ryan Gosling, chaque projet révèle une facette unique du cinéma contemporain. Ces actualités cinéma ne sont pas simplement des annonces, mais des invitations à plonger dans des histoires captivantes, des mondes imaginaires et des expériences artistiques inédites. À travers cet article, découvrez un panorama complet des dernières nouveautés qui rythmeront les prochaines semaines dans les salles obscures.

Quand les étoiles s’alignent : la magie fragile des grandes épopées

Au croisement des rêves et de la réalité, le cinéma déploie son pouvoir enchanteur, tissant des récits où chaque image porte l’empreinte d’une quête universelle. Ces grandes épopées modernes, nourries d’ambition et d’émotion, rappellent que derrière chaque production se cache une alchimie délicate, fragile, où se jouent la rencontre des talents, la force des histoires et la passion des spectateurs. C’est dans cet équilibre subtil que naissent les films capables de traverser le temps et d’embraser l’imaginaire collectif.

Fast X : Le fantôme de Paul Walker hante toujours la saga

Alors que Fast X partie deux se prépare à envahir les écrans, Vin Diesel brise le silence sur l’omniprésence de Paul Walker dans la franchise, même après son tragique départ. Entre hommages et technologies de pointe, le retour posthume de l’acteur soulève autant d’espoirs que de questionnements sur l’avenir et l’éthique narrative de la série.

Dans l’ombre des étoiles : quand les cascades deviennent poétiques

Alors que le cinéma contemporain mise souvent sur les effets visuels spectaculaires, certains films choisissent de sublimer la performance physique et l’art de la cascade. Ce virage artistique met en lumière le travail méconnu des cascadeurs, véritables piliers invisibles des productions, qui insufflent à chaque scène une dimension presque chorégraphique. Cette approche réinvente le langage du spectaculaire pour toucher au-delà du simple sensationnel.

À mesure que le cinéma continue d’évoluer, ces projets illustrent la créativité et l’audace des artistes qui repoussent sans cesse les frontières du genre. Entre innovations visuelles, récits profonds et personnages iconiques, l’année s’annonce riche en découvertes qui nourriront à la fois l’imaginaire et les passions des spectateurs. L’excitation est palpable, et chaque nouvelle révélation invite à plonger avec impatience dans ces univers captivants.

— L’équipe Cinéma & Culture

@Jeano

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Quand 28 Years Later bouscule les codes du survival horror https://figurants.com/quand-28-years-later-bouscule-les-codes-du-survival-horror/ https://figurants.com/quand-28-years-later-bouscule-les-codes-du-survival-horror/#respond Mon, 23 Jun 2025 07:28:02 +0000 https://figurants.com/?p=207167
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Depuis plus d’une décennie, la saga 28 Days Later s’est imposée comme une référence incontournable du cinéma post-apocalyptique, captivant un large public grâce à son atmosphère unique et son récit intense. Avec la sortie de 28 Years Later, la franchise revient sur le devant de la scène avec un projet ambitieux et audacieux, cherchant à renouveler l’univers sombre et fascinant qu’elle a contribué à populariser. Ce nouvel opus ne se contente pas de prolonger l’histoire initiale, il élargit considérablement le champ narratif en introduisant des enjeux inédits et des personnages complexes, plongeant le spectateur dans une fresque riche et immersive. À travers cette évolution, 28 Years Later interroge les thématiques contemporaines liées à la survie, aux dilemmes moraux et aux tensions sociales dans un monde dévasté par une catastrophe biologique. L’attente autour de ce film est d’autant plus forte qu’il promet de dépasser les codes classiques du genre pour offrir une expérience cinématographique novatrice. Cette nouvelle étape dans la saga suscite ainsi une curiosité intense et des débats passionnés au sein des fans et des critiques, révélant les défis auxquels se heurtent les suites de franchises cultes. Sans jamais perdre de vue l’essence même de la série, 28 Years Later se présente comme un tournant décisif, prêt à marquer durablement le paysage du cinéma post-apocalyptique.

Dans l’ombre des cendres : murmures d’un futur incertain

Au creux d’un monde façonné par la désolation, 28 Years Later invite le spectateur à écouter les silences lourds et les échos fantomatiques d’une humanité en déclin. Plus qu’une simple suite, le film tisse une poésie sombre où chaque regard et chaque souffle portent le poids des choix passés et des espoirs vacillants. Cette atmosphère enveloppante transcende le genre pour offrir une méditation sur le temps qui passe, la mémoire qui s’effrite, et les fragments d’humanité qui subsistent malgré tout.

Quand 28 Years Later bouscule les codes du survival horror : entre choc et subversion

Plutôt que de se reposer sur les ficelles éprouvées du survival horror, 28 Years Later adopte une posture délibérément subversive, jouant avec les peurs contemporaines et déstabilisant le spectateur. Le film refuse le simple affrontement entre survivants et infectés pour s’intéresser aux déchirements psychologiques et aux conflits humains intenses, parfois plus terrifiants que la menace virale elle-même. Cette audace narrative, qui mise sur une atmosphère oppressante et des retournements inattendus, repositionne la saga dans une dynamique où l’émotion prime sur le sensationnel, provoquant un véritable électrochoc dans le genre.

Quand le silence devient un personnage à part entière

Au-delà de l’action et des conflits, 28 Years Later mise sur des instants de calme troublant où le silence pèse lourdement, presque palpable. Ces passages, rares mais puissants, instaurent une atmosphère oppressante et invitent le spectateur à ressentir l’ampleur de la solitude et du désarroi des protagonistes. Cette utilisation réfléchie du silence transcende le simple décor post-apocalyptique pour devenir un véritable vecteur émotionnel, ajoutant une dimension sensorielle et psychologique rarement explorée dans le genre.

Au-delà de ses controverses, 28 Years Later incarne une audace créative qui invite à repenser les frontières du genre post-apocalyptique. En osant déconstruire les attentes et en instaurant un climat d’incertitude, le film ouvre un dialogue inédit entre spectateurs et créateurs, célébrant ainsi la richesse d’un univers en constante évolution. Cette œuvre témoigne notamment de la capacité du cinéma à surprendre et à questionner, tout en insufflant une énergie neuve à une saga déjà emblématique.

Par Éloïse Martin

@Jeano

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